Jamais Sans Mon Masque

Sans port de masque généralisé nous ne vaincrons pas le coronavirus

#JamaisSansMonMasque

Nous sommes un groupe informel de médecins généralistes de terrain, au front depuis deux mois. Nous sommes investis de diverses manières, au-delà de nos cabinets, dans la lutte contre le coronavirus.

Ce message est un appel général à la communauté culturelle, scientifique, médiatique, et à toutes les personnes susceptible de relayer un message essentiel :
Pour bloquer drastiquement l’épidémie de covid 19, le port du masque généralisé est indispensable.

Nous alertons depuis mars sans vraiment de succès sur une évidence : le port de masque en population est crucial. Un groupe de travail de médecins généralistes a créé le site stop-postillons.fr, pour aider à l’auto fabrication et à l’information sur les masques. De très nombreux médecins relayent le message, mais nous avons besoin de voix puissantes.

Les pays qui maîtrisent cette épidémie, dont certains sans confinement, ont adopté le port du masque précocement, en particulier Hong Kong (7,5 millions d habitants, 4 décès avec la plus forte densité de population au monde dans un de ses quartiers, 130000 habitants au km2). Voyez ce qui s’est passé à Iéna en Allemagne : aucune contamination depuis que le masque est obligatoire !

L’heure n’est pas à constater des défaillances dans notre préparation, les incohérences, mais à l’efficacité dans la lutte contre le virus. Porter un masque.

Nous avons recherché des relais politiques, scientifiques, qui sont bien timides. La politique actuelle est d’imposer le masque uniquement dans les transports.
Ceci ne peut permettre de limiter la diffusion, qui s’opère particulièrement en lieux clos par des personnes qui ne se savent pas malades, la contagiosité des personnes commençant avant tout symptôme, en moyenne 2 jours avant de tomber malade.
Le masque protège l’autre et celui qui le porte. Il est un facteur majeur de lutte contre l’épidémie et sa progression en population. Porter un masque nous protège.

Les mesures du plan de déconfinement n’ont pas de sens sans port généralisé du masque en population et nous courrons à la catastrophe. Le traçage et les enquêtes ainsi que les tests ne pourront suivre le nombre de cas quotidiens de nouvelles contaminations et s’avèrent d’emblée inefficaces sans un coup d’arrêt aux principales sources de contamination. Portons un masque.

Nous souhaitons monter une opération de communication permettant d’inciter fortement le port du masque en population sur la base du volontariat. Il nous semble que la responsabilisation individuelle doit être essayée avant la coercition, qu’il est urgent d’informer et de préconiser à grande échelle.

Nous faisons appel à toutes les bonnes volontés qui peuvent être entendues pour changer le cours des événements.
Nous sommes disponibles pour toute information scientifique en cas de doute sur cette information. Il est urgent de faire et de préconiser ce qui est indispensable.

ACTION
Nous demandons à toute personne souhaitant soutenir cette communication de relayer ce projet dans son réseau de relations.

Objectif : à partir de Dimanche 10 mai à 20h : publier massivement sur les réseaux sociaux Instagram, Twitter, Facebook un selfie masqué accompagné du texte suivant :
Sans port de masque généralisé nous ne vaincrons pas le coronavirus
Quand je mets mon masque, je te protège et je me protège.
#JamaisSansMonMasque

Merci de votre aide
Collectif médical 22
Collectif Stop-Postillons
Marraine de l’opération Estelle Denis.

4 réflexions au sujet de « Jamais Sans Mon Masque »

  1. Sur le port du masque

    À partir du 11 mai et du début du déconfinement, les masques seront obligatoires dans les transports en commun et dans certains magasins.
    Dès maintenant et depuis quelques semaines, on voit beaucoup de personnes portant des masques de toutes sortes dans l’espace public.
    Sont-ils utiles ? Quels en sont les inconvénients ?
    Les publications ci-dessous montrent que l’utilité des masques chirurgicaux (en papier et non étanches) n’est pas prouvée : ils n’empêchent pas la diffusion des aérosols porteurs de virus chez les patients infectés et ne protègent pas le personnel soignant. Aucune étude n’a évidemment été faite sur les masques maison !
    Certains ont évoqué le principe de précaution : mieux vaut porter un masque que rien.
    Cela serait valable mais le port d’un masque peut donner aux gens un sentiment de sécurité et donc faire oublier d’autres conseils importants de santé publique tels que le lavage des mains et la distanciation sociale.

    Un autre inconvénient est l’effet sur la respiration du port du masque : il a été constaté une hypoxie chez les personnels soignants suite au port du masque et des maux de tête (signe d’hypoxie) ainsi que l’augmentation de la résistance nasale.

    Donc il faudrait sans doute limiter le port du masque aux endroits et aux moments où il sera obligatoire. En particulier il serait utile de conseiller aux personnes âgées ou affaiblies d’éviter de marcher dans la rue en permanence avec un masque. De même est-il raisonnable que des jeunes joggers courent avec un masque ? Quels sont les dangers d’une telle pratique ? Risque-t-on d’augmenter les risques d’AVC ou d’infarctus chez les personnes prédisposées ?

    Hypoxie
    danger des masques

    Cliquer pour accéder à 3.pdf


    Notre étude a révélé une diminution de la saturation en oxygène des pulsations artérielles (SpO2) et une légère augmentation de la fréquence du pouls par rapport aux valeurs préopératoires dans tous les groupes de chirurgiens. La diminution était plus importante chez les chirurgiens de plus de 35 ans.

    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4647822/
    Il a été démontré que le fait de respirer à travers les matériaux des masques N95 entrave les échanges gazeux et impose une charge de travail supplémentaire au système métabolique des travailleuses de la santé enceintes, et cela doit être pris en considération dans les directives relatives à l’utilisation des masques. Les avantages de l’utilisation du masque N95 pour prévenir les maladies infectieuses émergentes graves doivent être mis en balance avec les conséquences respiratoires potentielles associées à l’utilisation prolongée du masque N95.

    https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT00173017 (résultats non publiés)
    L’impact physiologique des masques N95 sur le personnel médical 2005

    https://www.researchgate.net/publication/7332926_Headaches_and_the_N95_face-mask_amongst_healthcare_providers
    Maux de tête et masque N95 chez les prestataires de soins
    La régression logistique multivariée a montré que les maux de tête préexistants et l’utilisation continue du masque N95 pendant plus de 4 h étaient associés au développement de maux de tête. Les prestataires de soins de santé peuvent développer des maux de tête suite à l’utilisation du masque N95. Une durée plus courte du port du masque facial peut réduire la fréquence et la gravité de ces maux de tête.

    Cliquer pour accéder à JLPRR-01-00021.pdf


    Effets du port prolongé d’un masque respiratoire et chirurgical N95 : une étude pilote
    En conclusion, il y a une augmentation de la résistance nasale lors du retrait du masque respiratoire et chirurgical N95 après 3 heures de port, ce qui est potentiellement dû à des changements physiologiques nasaux, au lieu de la taille des voies respiratoires nasales. Les résistances nasales n’ont pas été récupérées même après 1,5 heure de retrait du respirateur/masque facial. En outre, le respirateur N95 a causé une résistance nasale plus élevée après le port que le masque facial chirurgical avec des routines de récupération différentes

    Les masques chirurgicaux (simples masques en papier non étanches) ne sont pas suffisants
    https://www.news-medical.net/news/20200428/Widely-used-surgical-masks-are-putting-health-care-workers-at-serious-risk.aspx
    Les masques chirurgicaux largement utilisés font courir de graves risques aux travailleurs de la santé
    28 avril 2020
    L’avis du CDC contraste avec une autre page web du CDC qui affirme qu’un masque chirurgical « ne fournit pas à son porteur un niveau de protection fiable contre l’inhalation de petites particules en suspension dans l’air et n’est pas considéré comme une protection respiratoire ».
    L’autorisation de porter un masque chirurgical était plus logique lorsque les scientifiques pensaient au départ que le virus se propageait par de grosses gouttelettes. Mais de plus en plus de recherches montrent que le virus se propage par de minuscules particules virales
    Des recherches menées début avril, dans deux hôpitaux de Corée du Sud, ont révélé que les masques chirurgicaux « semblent inefficaces pour prévenir la dissémination » des particules de coronavirus. Une étude chinoise de 2013 a révélé que deux fois plus de travailleurs de la santé, soit 17 %, souffraient d’une maladie respiratoire s’ils portaient un masque chirurgical pour traiter des patients malades, contre 7 % de ceux qui utilisaient continuellement un N95, selon l’American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine.

    Les masques pour le public
    BMJ 2020;369:m1435 doi : 10.1136/bmj.m1435 (Publié le 9 avril 2020)
    Masques pour le public pendant la crise du covid-19

    Divers auteurs ont justifié le non port de masque par quatre raisons principales. Premièrement, ils affirment qu’il existe peu de preuves de leur efficacité. Deuxièmement, ils affirment que des essais ont montré que les gens ne les porteront probablement pas correctement ou systématiquement, ce qui est important car la prévention dépend du fait que les gens ne touchent pas leur masque de manière répétée et que tous ou la plupart des gens le portent la plupart du temps. Troisièmement, ils soulignent que les essais cités ci-dessus ont également montré que le port d’un masque pouvait donner aux gens un sentiment de sécurité et donc faire oublier d’autres conseils importants de santé publique tels que le lavage des mains et la distanciation sociale.

    2011 grippe
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21477136
    Un essai clinique randomisé en grappes comparant les respirateurs N95 testés et non testés aux masques médicaux pour prévenir l’infection par le virus respiratoire chez les travailleurs de la santé
    Les respirateurs N95, mais pas les masques médicaux, présentaient des taux d’infection nettement plus faibles que l’absence de masque.

    https://annals.org/aim/fullarticle/2764367/effectiveness-surgical-cotton-masks-blocking-sars-cov-2-controlled-comparison
    Efficacité des masques chirurgicaux et des masques en coton pour bloquer le SRAS-CoV-2 : une comparaison contrôlée chez 4 patients
    6 avril 2020

    Ni les masques chirurgicaux ni les masques en coton ne filtraient efficacement le SRAS-CoV-2 lors de la toux des patients infectés.
    Il est à noter que nous avons trouvé une contamination plus importante sur les surfaces extérieures que sur les surfaces intérieures des masques
    En conclusion, les masques chirurgicaux et en coton semblent être inefficaces pour prévenir la propagation du SRAS-CoV-2 de la toux des patients atteints de COVID-19 à l’environnement et à la surface externe du masque.

    https://www.nature.com/articles/s41591-020-0843-2
    Élimination du virus respiratoire dans l’air expiré et efficacité des masques faciaux
    mars 2020
    Nos résultats indiquent que la transmission par aérosol est un mode de transmission potentiel pour les coronavirus ainsi que pour les virus de la grippe et les rhinovirus.
    Nos résultats indiquent que les masques chirurgicaux peuvent réduire efficacement l’émission de particules du virus de la grippe dans l’environnement sous forme de gouttelettes respiratoires, mais pas sous forme d’aérosols

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  2. Deuxième vague ?

    Ils diront qu’il n’y a plus de décès du covid à cause du confinement.
    Comme dans cette vieille blague :
    Un homme marchait dans la rue et lançait du sable. Un autre homme l’arrête et lui demande :
    -Pourquoi tu jettes du sable ?
    – Contre les crocodiles !
    Eh bien… il n’y a pas de crocodiles !?!
    Il n’y a pas de crocodiles parce que je jette du sable !

    Tous les jours apparaît dans les médias au moins un avis d’expert qui nous met en garde contre une deuxième vague.
    Il y a trois approches de cette question qui permettent, sans jouer au devin, d’affirmer qu’il n’y aura pas de rebond de cette épidémie : la biologie évolutive des virus émergents, l’histoire des épidémies plus particulièrement à virus respiratoire et l’observation de la courbe de l’épidémie selon les pays et les régions.
    On trouvera des documents en référence ici https://www.aimsib.org/2020/05/03/vaccin-anti-covid-19-et-immunite-de-groupe-cest-non-et-encore-non/ .

    Un virus émergent évolue vite (les coronavirus ont un fort potentiel évolutif) et s’adapte à son hôte en perdant virulence et transmissibilité 

    Historiquement a-t-on observé un rebond pour une pandémie à virus émergent se transmettant par voie respiratoire?
    Le cousin du virus responsable du Covid-19, le SARS-CoV de 2003 nous a montré le contraire : l’épidémie a débuté en novembre 2002 (période précoce), était finie en juillet 2003, et on a encore trouvé qq cas résiduels bénins (4) en janvier 2004.
    Il faut comprendre qu’au début d’une épidémie les cas sont grandement sous-estimés car on ne connaît pas le virus, on ne sait pas le détecter.
    Par contre à la fin de l’épidémie (où nous en sommes), on va détecter tous les cas, donc même si on trouve encore qq cas, ça ne veut pas dire que l’épidémie est encore active.

    Il n’y a pas de rebond dans les pays qui ont déconfiné (exemple : Allemagne, Autriche, Danemark, etc…)
    De plus en médecine de ville comme en hôpital en France (et particulièrement en Bouches du Rhône où les tests sont pratiqués à grande échelle dès le début de l’épidémie), les cas nouveaux deviennent rares, dans ces conditions, comment pourrait reprendre l’épidémie?
    Où se cache le virus? De quel réservoir pourrait-il reprendre sa course?

    Voici deux interviews d’experts qui posent problème : le premier laisse la parole à une biomathématicienne et le second à un professeur de santé publique.

    Comment peut-on inférer d’une modélisation mathématique qu’il y aura rebond de l’épidémie?
    https://francais.medscape.com/voirarticle/3605934?nlid=135377_2401&src=WNL_mdplsnews_200504_MSCPEDIT_FR&uac=244220AY&faf=1#vp_1
    COVID-19 : une deuxième vague est-elle inévitable au vu de l’immunité collective actuelle?
    Cette interview de Lulla Opatowski fait suite à cette publication dont voici le résumé
    « La France a été fortement touchée par l’épidémie de SRAS-CoV-2 et a été mise en quarantaine le 17 mars 2020. À l’aide de modèles appliqués aux données sur les hôpitaux et les décès, nous estimons l’impact du confinement et l’immunité actuelle de la population. Nous constatons que 2,6 % des personnes infectées sont hospitalisées et 0,53 % meurent, allant de 0,001 % chez les 80 ans. À tous les âges, les hommes sont plus susceptibles que les femmes d’être hospitalisés, d’entrer en soins intensifs et de mourir. Le confinement a réduit le taux de reproduction du virus de 3,3 à 0,5 (réduction de 84 %). D’ici le 11 mai, date à laquelle les interventions devraient être allégées, nous prévoyons que 3,7 millions de personnes (fourchette : 2,3-6,7), soit 5,7 % de la population, auront été infectées. L’immunité de la population semble insuffisante pour éviter une deuxième vague si toutes les mesures de contrôle sont libérées à la fin du confinement. »

    Les résultats de cette publication concernent donc le taux de personnes ayant rencontré le virus et les prévisions sur la deuxième vague reposent donc sur le concept plus que douteux de l’immunité collective (voir ici la critique : https://www.aimsib.org/2020/05/03/vaccin-anti-covid-19-et-immunite-de-groupe-cest-non-et-encore-non/ ). Il n’y pas d’autre justification avancée : aucune modélisation alors que deux articles montrent qu’il est possible de modéliser l’effet relatif des différentes sortes de confinement sur la forme de la courbe : le niveau des mesures d’éloignement physique n’a pas d’effet sur l’évolution de l’épidémie. Le développement d’une pandémie a une durée limitée, pratiquement indépendante des efforts déployés dans un pays particulier. (https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.04.09.20059782v2) (https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.04.24.20078717v1)

    Autre interview (https://www.publicsenat.fr/article/societe/patrick-zylberman-la-deuxieme-vague-est-souvent-beaucoup-plus-mechante-que-la) Patrick Zylberman, professeur émérite à l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique : « La deuxième vague est souvent beaucoup plus méchante que la première »), le titre, comme souvent dit le contraire du contenu de l’article.
    Au passage, je n’insisterai pas sur l’évocation de la pénurie de masques qui serait la faute de l’opinion ! Ni sur l’attente du Messie pour nous sauver du confinement (messie =vaccin), voir également ici : https://www.aimsib.org/2020/05/03/vaccin-anti-covid-19-et-immunite-de-groupe-cest-non-et-encore-non/.
    Voici la justification de la crainte d’une seconde vague : le SARS Cov de 2003 aurait provoqué une seconde vague ! Et P Zylberman de citer la deuxième vague à Toronto en juillet 2003 après la première vague en mars 2003.
    Pourtant « Au Canada, il y a eu 257 cas, le premier cas étant survenu le 23 février 2003 et le dernier le 12 juin 2003. » (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7106085/)
    On lit ici (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31668196) que le virus est arrivé à Toronto début mars et que , vu le faible nombre de cas, l’OMS avait déclaré Toronto débarrassé du virus trop tôt ; mi avril, puisque quelques cas sont apparus en mai et Toronto a été déclaré définitivement déclaré libre du virus le 2 juillet. Sur la courbe mondiale de l’épidémie on ne lit pas de seconde vague.

    Donc pourquoi P Zylberman évoque-t-il cette seconde vague qui n’a pas existé ?
    Il évoque aussi les 2 pandémies consécutives de la grippe de Hong Kong de 1968-1970, dues au même virus : il affirme que la deuxième vague a été plus sévère que la première. Ce n’est pas ce qui est expliqué ici (https://academic.oup.com/jid/article/192/2/233/856805 ) ; il y a eu plus de décès en Europe (contrairement à l’Amérique) la deuxième année mais les cas asymptomatiques la première année en Europe ont du être largement sous-estimés. Les auteurs expliquent la différence entre les 2 continents par l’immunité de la population européenne déjà acquise contre le virus (« L’immunité préexistante au gène de la neuraminidase N2 pourrait avoir contribué à l’impact différentiel de la première saison de pandémie dans les deux régions. On pense que l’exposition aux virus A/H2N2 en 1967/1968 a atténué l’impact de la pandémie de 1968 [3, 11]. Une étude a montré que les personnes infectées par le virus A/H2N2 en 1967/1968 ont été protégées contre l’infection grippale pendant la première saison de la pandémie de A/H3N2, et que les infections chez les personnes ayant des anticorps antineuraminidase antérieurs étaient plus fréquemment asymptomatiques, par rapport à celles des personnes n’ayant pas d’anticorps antineuraminidase »)
    La grippe n’est pas le Covid : on ne peut pas comparer 2 pandémies grippales saisonnières avec l’émergence d’un nouveau virus.

    Conclusion : il n’existe pas d’exemple de deuxième vague ou de rebond épidémique, pourquoi donc en attiser la crainte ?
    ET APRÈS?

    Allons-nous attendre d’avoir 0 nouveau cas de Covid-19 pour déconfiner totalement ?
    Il y aura forcément de nouveaux cas : on connaît bien mieux le virus au bout de 7 mois d’épidémie, on le traque avec des tests en nombre, on remonte les chaînes de contamination.
    C’est très bien, mais il aurait fallu faire ça au début et pas à la fin de l’épidémie!
    Il est attendu de trouver de nouveaux cas, mais de quelle gravité sont-ils ? Entrainent-ils une hospitalisation, des décès ?
    Et à l’automne lorsque la grippe saisonnière va arriver, va-t-on tout oublier ?
    Il serait utile d’utiliser les capacités techniques mises en œuvre pour le covid-19 pour suivre la prochaine pandémie grippale. Le réseau GROG a dû arrêter ses activités en 2014 faute de subvention (https://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/09/21/22808-surveillance-grippe-reseau-grog-ferme-ses-portes ), ce réseau réalisait des prélèvements pour suivre la grippe et les infections respiratoires, au contraire le réseau Sentinelles de l’Inserm qui assure maintenant seul cette surveillance ne réalise pas de prélèvement (http://www.sentiweb.fr/france/fr/?page=methodes).
    Les virus respiratoires peuvent être identifiés par PCR comme le Covid-19 ; juste avant la pandémie de Covid-19, le nombre de prélèvements de surveillance était ridiculement bas (il est tombé jusqu’à 39 pour une semaine pour toute la France !).

    La grippe peut être aussi meurtrière que le Covid-19 :
    Grippe estimation des décès par année dans le monde (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6815659/)
    Global mortality associated with seasonal influenza epidemics: New burden estimates and predictors from the GLaMOR Project

    « Nous avons estimé qu’en moyenne 389 000 (fourchette d’incertitude 294 000-518 000) décès respiratoires étaient associés à la grippe dans le monde chaque année pendant la période d’étude, à l’exclusion de la pandémie de 2009, ce qui correspond à environ 2 % de tous les décès respiratoires annuels. Parmi ces décès, 67 % concernaient des personnes âgées de 65 ans et plus. Pour les personnes de moins de 65 ans, une mortalité respiratoire de base plus élevée, un niveau d’accès aux soins plus faible et des saisons dominées par le sous-type A(H1N1)pdm09 ont été associés à une mortalité grippale plus élevée, tandis qu’un niveau de développement sociodémographique plus faible et une dominance A(H3N2) ont été associés à une mortalité grippale plus élevée chez les adultes de ≥65 ans. »
    https://www.worldometers.info/coronavirus/
    au 11 mai 2020 Décès dus au Covid-19 : 284 033

    (avec toutes les réserves déjà discutées sur ces estimations!)

    Que se passera-t-il à l’automne 2020 ?
    Reconfiner le monde entier parce qu’on aura laissé l’hôpital continuer à se délabrer?

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  3. https://www.aimsib.org/2020/05/03/vaccin-anti-covid-19-et-immunite-de-groupe-cest-non-et-encore-non/
    Vaccin anti-Covid-19 et immunité de groupe, c’est non… et encore non

    Bien que toutes les réflexions actuelles se tendent avec avidité vers un déconfinement proche, prenons ici un coup d’avance, c’est bien le double sujet du vaccin salvateur et de l’immunité de groupe providentielle qui occupera tous les esprits demain. Est-il bien raisonnable d’espérer résoudre si facilement l’énigme COVID-19, que craindre à grande échelle pour la santé publique si nos « experts » en viennent à nous mener vers des situations plus dommageables encore que celle que nous vivons aujourd’hui? C’est le Dr Emma Kahn, notre formidable virologue, qui nous aide ici à mettre à jour nos connaissances. Bonne lecture.
    Résumé
    L’immunité de groupe est une notion qui repose uniquement sur des modélisations mathématiques tirées d’observations à partir de la rougeole pendant l’ère pré-vaccinale.
    Ces modélisations et les stratégies préventives qui en sont issues ont failli à éradiquer cette maladie et failliront encore plus à maitriser le Covid-19 dû à un virus émergent, donc mal connu, dont les caractéristiques en termes épidémiologiques semblent bien loin de celui de la rougeole (d’après ce qu’on sait du SARS-CoV de 2003) et de ce qu’on a appris du SARS-CoV-2.
    Les tentatives pour mettre au point un vaccin contre le SARS de 2003 (dû à un proche parent de SARS-CoV-2) ont toutes échoué depuis, en particulier à cause de la survenue de graves phénomènes immuno-pathologiques, dont la redoutable facilitation de l’infection induite par certains types d’anticorps. Pour cette raison, aucun vaccin ne devrait être commercialisé contre le Covid-19 sans que toutes les précautions aient été prises.
    Les quelques essais en cours sont menés par des « start-up » et non par la grande industrie pharmaceutique qui comme à l’habitude attend pour se porter acquéreur des éventuelles découvertes futures.

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